Crans-Montana se défend face à St-Moritz

24.06.2017 - Crans-Montana ne va pas lâcher l'organisation des championnats du monde. Lors de l'assemblée des délégués de Swiss-Ski à Losone, les Valaisans ont confirmé samedi leur volonté d'être candidats pour 2025, puis pour 2027 et 2029 en cas d'insuccès.

Si Crans-Montana a réaffirmé ses ambitions à Losone, c'est que St-Moritz s'est profilé pour lui prendre sa place dans une requête acceptée samedi par les délégués de Swiss-Ski. La station grisonne, qui vient pourtant de recevoir les Mondiaux en février, s'est dit prête à remplacer Crans-Montana, argumentant que le Haut-Plateau était susceptible d'accueillir deux événements majeurs en peu de temps si les Jeux olympiques devaient également être attribués à Sion en 2026.

Pour les organisateurs valaisans, en revanche, l'obtention des Jeux ne porterait pas préjudice à leur candidature pour les Mondiaux de ski alpin. "Cela permettrait au contraire de réaliser d'importantes synergies entre les deux projets", a dit à l'ATS Marius Robyr, président du comité d'organisation des courses de Crans-Montana, à l'issue de l'assemblée des délégués. "Quel que soit le destin du projet de Sion pour les Jeux, nous allons organiser les championnats du monde. J'ai été très ferme sur ce point", a-t-il ajouté.

Egalement présent à Losone, Nicolas Féraud, le président de commune de Crans-Montana, a rappelé que les délégués de Swiss-Ski, lors de leur assemblée de 2014, avaient désigné la station valaisanne pour représenter la Suisse lors des futurs Mondiaux en Suisse. Et que depuis, Crans-Montana s'était lancé à fond vers ce défi, avec le soutien du canton du Valais, des communes du Haut-Plateau et des instances touristiques.

Crans-Montana, qui n'a plus accueilli les Mondiaux depuis 1987, doit envoyer son dossier de candidature à la Fédération internationale (FIS) jusqu'au 1er mai 2019, tandis que l'hôte pour les joutes de 2025 sera désigné durant l'été 2020. Quant à la ville retenue pour les JO 2026, elle sera connue une année plus tôt, lors de la session du CIO programmée au cours de l'été (ou automne) 2019. - ATS

 

Assemblée des délégués de Swiss-Ski (24.06.2017, Losone) :
Message de Marius Robyr, Président du C.O. des courses de ski alpin Crans-Montana

Chers délégués, chers amis sportifs,

J’aimerais, tout d’abord,  vous  transmettre  le salut  de toutes les instances  dirigeantes  de la station de Crans-Montana.

Ensuite, j’aimerais féliciter le ski-club de Losone pour non seulement son 50e anniversaire mais aussi pour la parfaite organisation de cette 113e assemblée des délégués de Swiss-Ski.

Enfin, j’aimerais dire un grand bravo à  tous les organisateurs  de courses de Coupe du Monde, de Coupe d’Europe ou FIS - toutes disciplines de Swiss-Ski confondues - pour leur engagement, leur mise à disposition des infrastructures afin que tous les athlètes du Monde entier puissent profiter de pistes de très grande qualité.

J’adresse une mention particulière à St-Moritz pour l’organisation des Championnats du Monde de ski alpin, une superbe carte de visite pour notre pays. Sans oublier nos athlètes  à qui je tire un grand coup de chapeau pour leurs excellentes performances.   

En 2014, lors de l’assemblée de Swiss-Ski, le 28 juin,  à Langnau, vous avez plébiscité la station de Crans-Montana/Valais, comme futur candidat suisse à l’organisation des Championnats du Monde. Je tiens, à vous réitérer mes remerciements pour la confiance que vous nous avez témoignée. Motivés et engagés par cette décision, nous nous sommes attelés à la tâche et avons débuté dans les coulisses les préparatifs et la planification pour ce grand challenge.

Afin d’éviter toute discussion,  tout doute, tout flou, je tiens, concernant cette candidature à apporter le message suivant :

  • Avec l’appui et le soutien du Canton du Valais,
  • avec l’appuiet le soutien des instances politiques des communes de Crans-Montana,
  • avec l’appui et le soutien des instances touristiques,

la station de Crans-Montana sera candidate à l’organisation des Championnats du Monde de ski alpin 2025 ou, en cas d’insuccès, 2027 ou 2029   et ceci, chers délégués,  quelle que soit la décision du CIO en été ou en automne 2019 concernant l’attribution ou non des JeuxOlympiques en 2026 à Sion».

Le Comité de candidature des Championnats du monde de ski alpin à Crans-Montana a fait une analyse détaillée de la situation et peut vous assurer que tout sera mis en œuvre afin que l’on revive des championnats du monde qui ressemble fort à ceux de 1987, avec tous les succès que l’on connaît.

Si le Valais avec les autres cantons romands en particulier devaient obtenir les Jeux, cela ne porterait aucun préjudice à la candidature pour les Championnats du Monde de 2025. Bien au contraire. Les infrastructures, le personnel, le comité, et j’en passe, ainsi mis en place serviraient de répétition pour l’un ou l’autre de ces grands rendez-vous.

A cet effet, je peux vous dire que le stade d’arrivée à Crans-Montana sera entièrement remodelé. Une véritable arène polyvalente sera créée où l’ambiance sera de feu.

Cette précision étant faite, je vous renouvelle mes remerciements et me réjouis de vous rencontrer à  Crans-Montana.

 

IL Y A 30 ANS, LES MONDIAUX DE TOUS LES SUPERLATIFS 

Historique - La 29e édition des Championnats du monde en 1987 a été la plus glorieuse jamais vécue par le ski alpin suisse. Devant leur public à Crans-Montana, les Erika Hess, Vreni Schneider, Maria Walliser, Peter Müller et autre Pirmin Zurbriggen avaient décroché 14 podiums, pour une razzia de huit médailles d’or, quatre en argent et deux en bronze. -Voir Galerie photos en fin de texte

„Les Championnats du monde de 1987 ont prouvé que nous avons suivi le bon chemin pour organiser une telle compétition. Nous avons fondé une association efficace et mis en place une gestion performante, tout en ayant eu de la chance avec la météo. Nous sommes très contents du résultat. » Ainsi s’exprimait le secrétaire générale Guy Praplan, 47 ans à l’époque, à l’heure de la clôture de ces Championnats du monde de 1987. 

Trente ans ont passé. Mais Guy Praplan, avocat et notaire de profession, n’a pas changé de discours, se montrant même encore plus enthousiaste. « Quand j’entends le nom Crans-Montana, et c’est le cas pour moi dans le train pour la station, je revois immédiatement le logo des Championnats du monde. La plus forte émotion ressentie durant ces Mondiaux, et qui m’avait subitement submergé, c’est lorsque j’avais vu la foule se presser pour la cérémonie d’ouverture. Nous avions enfin atteint notre premier objectif, et c’était encore plus fort de le concrétiser dans une telle ambiance. » Il n’y a toutefois pas que l’ouverture qui avait été une réussite, mais bien l’ensemble de la manifestation. « Un rêve était devenu réalité. Les Mondiaux s’étaient déroulés comme nous l’avions souhaité, tant au niveau sportif que festif, le tout sous un soleil radieux », se rappelle le maître d’œuvre de cette édition de 1987. 

Une forte opposition des milieux écologiques

Dans les souvenirs du secrétaire général de l’époque, l’organisation des Mondiaux avait pourtant été loin d’être une sinécure. La préparation des pistes avait notamment donné lieu à un énorme défi. De nombreux arbres avaient dû être abattus, et bien que cinq hectares de forêt devaient être replantés ailleurs, cela avait donné lieu à une levée de boucliers. Le WWF, Greenpeace et d’autres associations de protection de la nature s’étaient violemment opposés aux organisateurs des Mondiaux. Guy Praplan avait dû aller jusqu’au Tribunal fédéral pour régler ce conflit. « La moitié de mon temps avait été absorbée par ce combat contre les différents groupements écologiques », se rappelle-t-il. Ce n’est que le 19 mars 1986, soit dix mois avant l’ouverture des joutes, que Guy Praplan avait eu gain de cause et pu enfin respirer. « Aujourd’hui encore, je n’ose pas imaginer ce qui se serait passé si nous n’avions pas gagné devant le Tribunal fédéral », relève-t-il.

L’organisation des Mondiaux, programmés du 27 janvier au 8 février 1987, avait coûté environ 17 millions de francs, soit près du double que la précédente édition des Championnats du monde en Suisse, à St-Moritz en 1974. Ce sont toutefois 100 millions de francs qui avaient été investis en diverses infrastructures sur les communes du Haut-Plateau valaisan, Icogne, Chermignon, Montana, Randogne et Mollens. Avec cet argent, les installations touristiques avaient notamment été remises à niveau. Les hôtels et les remontées mécaniques avaient été remplacés ou modernisés, tandis que le centre de congrès Le Régent avait été construit. Quelque 1700 personnes avaient été réquisitionnées pour mener à bien ces différents projets, sans parler du gros effort logistique qu’il avait fallu produire pour accueillir les 600 athlètes, 400 journalistes et 270 photographes des Mondiaux. Le Comité d’Organisation et son Comité Exécutif - composé de Jean-Pierre Clivaz (président, † 1994), Hubert Bonvin (1er vice-président), Bouby Rombaldi (2e vice-président, † 2016),  Edouard Rey († 2001), Vital Renggli († 2006), Gérard Bonvin et du secrétaire général Guy Praplan - avait récolté des louanges pour l’organisation et la gestion de ces Mondiaux. Et au final, Crans-Montana 1987 s’en était mieux sorti que ses prédécesseurs de Bormio et Schladming/Haus. Parmi les points négatifs, les problèmes liés au trafic avaient été une source d’agacement jusqu’à la fin des joutes. Les organisateurs s’étaient aussi vu adresser quelques critiques, notamment en raison de la hausse des prix exercée durant la compétition dans la station.

Objectif Mondiaux 2025

Après le succès de 1987, une nouvelle génération s’est lancée en 2008 en vue d’accueillir à nouveau les Championnats du monde à l’horizon 2025. L’impulsion est venue de Marius Robyr, qui s’est entouré de personnalités fortes pour mener à bien ce challenge. La première étape a été franchie avec succès : Crans-Montana est devenue depuis 2016 une étape annuelle dans le calendrier de la Coupe du monde, s’établissant ainsi parmi les classiques du circuit féminin. Guy Praplan soutient les efforts entrepris, tout en conseillant à l’équipe en place de faire preuve de modestie et de patience : « Il faut rester humble, apprendre à contourner les difficultés et s’investir pleinement. On gagne rarement du premier coup, ce qui exige des qualités de persévérance », prévient-il.

Des Mondiaux en Suisse et pour les Suisses

En 1987 déjà, Crans-Montana pouvait compter sur des pistes de grande qualité, techniquement très exigeantes. Ces pistes « Nationale » et « Mont Lachaux », qui partagent la même aire d’arrivée, ont d’ailleurs été réaménagées ces dernières années grâce aux efforts des communes du Haut-Plateau, des remontées mécaniques et de la fondation du Casino, histoire de recevoir à nouveau l’élite du ski mondial. C’est sur ces pistes, mais aussi sous un soleil quasiment permanent, que la délégation suisse avait fait un carton lors de ces Mondiaux de 1987. Emmenés par Maria Walliser et Pirmin Zurbriggen, alors en tête du classement général de la Coupe du monde, les skieurs locaux avaient gagné huit des dix courses au programme sur le Haut-Plateau. Cette domination outrageuse avait néanmoins eu un inconvénient, celui de faire baisser l’intérêt des pays étrangers pour ces Mondiaux. Pour Guy Praplan toutefois, il est faux de penser que la suprématie suisse ait été un problème. « La domination des Suisses ne constitue pas une publicité négative, comme cela a souvent été souligné. Nous sommes en Suisse et la majeure partie de nos hôtes sont des Suisses. Grâce au triomphe des coureurs helvétiques, Crans-Montana aura toujours une place à part dans l’histoire des Mondiaux. »

Huit médailles d‘or

Il est vrai que personne n’a oublié cette édition record. Aucune équipe n’a d’ailleurs été aussi dominante à domicile que les Suisses en 1987, avec 14 médailles sur les 30 en jeu. Erika Hess, Maria Walliser et Pirmin Zurbriggen avaient décroché chacun deux titres mondiaux, tandis que Peter Müller et Vreni Schneider avaient aussi eu droit à une médaille d’or.

C’est Erika Hess qui avait lancé la moisson helvétique en gagnant, le 30 janvier, le Combiné devant

l’Autrichienne Sylvia Eder et l’Américaine Tamara McKinney. Agée de 25 ans à l’époque, Erika Hess avait remporté cette épreuve en terminant au 3e rang de la Descente – derrière Michela Figini et Eder -, alors qu’elle était déjà 3e la veille en slalom – derrière McKinney et Vreni Schneider. Huit jours après sa victoire initiale, Erika Hess allait à nouveau se retrouver sur la plus haute marche du podium, en Slalom cette fois-ci. Auteur d’une fabuleuse seconde manche, elle parvenait à transformer un retard de 1’’33 en une avance de 25 centièmes sur l’Autrichienne Roswitha Steiner.

Avant qu’Erika Hess ne termine en beauté les Mondiaux, c’est Maria Walliser qui avait tenu le haut de l’affiche dans les épreuves féminines. Du haut de ses 23 ans, la skieuse du Toggenburg avait réussi à rafler trois médailles en cinq jours. Le 1er février, elle remportait la Descente devant sa coéquipière Michela Figini et l’Allemande Regine Mösenlechner. Deux jours plus tard, elle doublait la mise en Super-G, à nouveau devant Figini et la Yougoslave Mateja Svet. Elle manquait toutefois le « hat trick » le 5 février en Géant, se contentant de la médaille de bronze en raison d’une grosse erreur lors de la manche initiale. 

Chez les messieurs, Pirmin Zurbriggen a été la figure marquante de ces Mondiaux. Certes battu en Descente par son coéquipier Peter Müller et en Combiné par le Luxembourgeois Marc Girardelli, le Valaisan n’avait, en revanche, laissé personne le devancer en Super-G, où il avait triomphé le 2 février devant Girardelli et Markus Wasmeier. Deux jours plus tard, le jour de ses 24 ans, il remportait le Géant devant Girardelli et Alberto Tomba. 

Le point culminant de ces Mondiaux reste toutefois le 31 janvier, date de la Descente masculine. Ce jour-là, devant 25'000 spectateurs euphoriques, les hommes entraînés par Karl Frehsner étaient parvenus à truster cinq des six premières places. C’est Peter Müller qui s’était imposé dans l’épreuve reine en devançant Pirmin Zurbriggen (2e), Karl Alpiger (3e), Franz Heinzer (4e) et Daniel Mahrer (6e). 

La huitième et dernière médaille d’or des Suisses était venue de Vreni Schneider. Encore très jeune à l’époque (22 ans), la Glaronaise avait été sacrée en Géant devant Mateja Svet et Maria Walliser, elle qui était déjà passée tout près d’une première médaille en Combiné (4e place). 

Treize ans après une débâcle à domicile à St-Moritz, où seule Lise-Marie Morerod avait décroché une médaille de bronze lors de la dernière journée, les Suisses n’avaient laissé que des miettes à leurs adversaires à Crans-Montana. Deux titres seulement leur avaient échappé, le Combiné remporté par Marc Girardelli et le Slalom gagné par l’Allemand Frank Wörndl. Malgré cette razzia, ces Mondiaux avaient laissé des regrets à quelques skieurs suisses, à ceux qui étaient restés dans l’ombre de leurs coéquipiers. Cela avait été par exemple le cas pour Martin Hangl, Brigitte Oertli, Michela Figini (malgré deux médailles d’argent), Corinne Schmidhauser ou Franz Heinzer. Le plus malheureux des Suisses en 1987 avait toutefois été Joël Gaspoz. Le Valaisan avait quasiment course gagnée en Géant avant de chuter à quelques portes de l’arrivée, laissant ainsi le titre à Pirmin Zurbriggen. - Texte écrit par Beat Caspar. Traduit en français par Grégoire Silacci.

DEPREZphoto SA, Crans-Montana

Crans-Montana/Valais: en direction les Championnats du monde FIS de ski alpin, ensemble avec Swiss-Ski

26.02.2017 - Après avoir lancé la candidature Crans-Montana/Valais pour les Championnats du monde FIS de ski alpin 2025 dans le cadre de la soirée du jubilé des 30 ans des Championnats du monde ’87, l’annonce au public a eu lieu dimanche après-midi dans le stade d’arrivée des épreuves Coupe du monde à Crans-Montana. Un show plein d’ambiance dont les acteurs furent des parapentistes et de nombreux enfants des ski-clubs de la région, et au milieu d’eux, Urs Lehmann, Président de Swiss-Ski, et Marius Robyr, Président du C.O. des courses Coupe du monde Crans-Montana. Par des mots sympathiques, les deux personnalités dirigeantes du sport ont déclaré saisir ensemble le « Challenge Championnats du monde de ski 2025 » et le mener à bien. Une nuée de ballons ont ponctué le ciel bleu de leurs couleurs. La lettre d'intention doit être déposée auprès de la Fédération Internationale de Ski FIS d’ici au 1er mai 2019. Le Council de la FIS dévoilera le nom de la station choisie à l’issue du Congrès de la FIS en 2020.

DEPREZphoto SA, Crans-Montana/Agence Zoom

 

Crans-Montana/Valais projette l’organisation des Championnats du monde FIS de ski alpin 2025

25.02.2017 - Huit ans après les Championnats du monde de St-Moritz, la Suisse pourrait à nouveau accueillir des Mondiaux de ski alpin. Crans-Montana/Valais est en effet candidat suisse aux Mondiaux 2025 avec le fort soutien de Swiss-Ski.

38 ans après les Championnats du monde les plus prolifiques de l'histoire du ski suisse, Crans-Montana espère bien pouvoir accueillir les meilleurs skieurs du monde sur les pistes Nationale et Mont Lachaux. Le Président de Swiss-Ski, Urs Lehmann, et Marius Robyr, le Président du Comité d'Organisation des courses Coupe du monde de Crans-Montana ont officiellement lancé la candidature valaisanne ce samedi soir à l’occasion de la soirée de jubilé des 30 ans des Championnats du monde ’87. Etaient également présents, Erika Hess, Peter Müller et Pirmin Zurbriggen En 1987, ils avaient remporté cinq des huit médailles d’or suisses à Crans-Montana.

La lettre d'intention doit être déposée auprès de la FIS avant le 1er mai 2019. La candidature de Crans-Montana/Valais dispose du soutien du canton, des communes et de Swiss-Ski. Urs Lehmann fait d'ailleurs partie du Comité de Candidature afin de montrer l'implication de la Fédération dans le projet.

Une fois que la candidature sera officielle auprès de la FIS, Crans-Montana/Valais pourra préparer son dossier. Le nom de la ville qui accueillera les Mondiaux 2025 sera dévoilé en 2020 à l'issue du congrès de la FIS.

Crans-Montana/Valais attend de la concurrence provenant de la France (Courchevel-Méribel) ou d'Autriche (Saalbach-Hinterglemm). En cas d'attribution des Mondiaux, la station remodèlerait complètement le stade d'arrivée avec un projet d'arène polyvalente permanente où d'autres manifestations pourraient être organisées.

DEPREZphoto SA, Crans-Montana

MR & Cie
Prêts pour le démarrage de la candidature des Championnats du monde FIS 2025 Crans-Montana/Valais, depuis la gauche: Martial Kamerzin, Président de l'Association des Communes de Crans-Montana/Urs Lehmann, Président de Swiss-Ski/Marius Robyr, Président du C.O. des courses Coupe du monde Crans-Montana et Nicolas Féraud, Président de la Commune de Crans-Montana.

 

Support de Urs Lehmann et Swiss-Ski pour la candidature Crans-Montana/Valais

Lors d’une interview d’avant Championnats du monde St. Moritz 2017 avec l’agence ats-sda, Urs Lehmann, Président de Swiss-Ski, a fait une déclaration fort motivante concernant la candidature de Crans-Montana pour les Championnats du monde FIS.

Vous avez parlé de la rareté d'avoir des Mondiaux à domicile. Les prochains en Suisse devraient avoir lieu à Crans-Montana, comme cela a été décidé par Swiss-Ski il y a près de trois ans. Pourquoi cette alternance ?

"Crans-Montana s'est refait une bonne renommée ces dernières années en Coupe du monde. Il s'agit désormais de profiler Crans-Montana comme candidat aux Mondiaux (réd: 2025), tout en établissant durablement la station en Coupe du monde. Comme fédération nationale, nous avons aussi comme mission d'assurer un bon équilibre en matière géographique. La Suisse orientale a été bien servie depuis plusieurs années et, désormais, il s'agit d'en faire de même avec la Suisse occidentale."

Article complet

Urs interview

 

 

La planification en vue de la candidature CM de ski Crans-Montana/Valais se fait encore en coulisse

Depuis l’élection, par l’Assemblée des Délégués de Swiss-Ski 2014, de Crans-Montana/Valais en tant que prochain candidat suisse pour l’organisation des Championnats du monde FIS de ski alpin, après St. Moritz 2017, tout semble encore calme autour de ce projet. Simple illusion. Politesse oblige. Jusqu’à la fin des Championnats du monde 2017 (6-9 février), il s’agit de laisser la « scène » suisse à la destination grisonne St. Moritz.

Mais dans les coulisses, Crans-Montana est actif. Pas encore dans le sens du lobbying pour sa candidature auprès des instances internationales de ski et des organisateurs de courses, mais dans ses premières phases de planification. Diverses séances ont eu lieu sous l’égide de Marius Robyr, chef de projet, telles que e.a.:

> avec les présidents des communes pour les premiers jets de l’organigramme du Comité de  candidature à former et du budget;

> avec le canton du Valais, le partenaire Swiss-Ski et la Fédération Internationale de Ski FIS;

> avec les organisateurs des Championnats du monde de St. Moritz à qui Crans-Montana a assuréson soutien amical ;

> avec différents départements concernant les infrastructures exigées par des CM.

Une petite délégation de Crans-Montana s’est rendue à Vail Beaver Creek (USA) à l’occasion des Championnats du monde 2015.  Le rapport rédigé suite à cette visite démontre que des Championnats du monde peuvent rencontrer un grand succès sans pour autant devoir réaliser des constructions  et des infrastructures surdimensionnées, un avantage pour la région et le Valais.

La candidature Crans-Montana/Valais montre d’ores et déjà un grand plus: grâce à l’apport financier des communes, de la Société des remontées mécaniques et de la Fondation du Casino, les deux pistes « Nationale » et « Mont Lachaux » ont subi une rénovation marquante au cours de ces dernières années, elles sont ainsi aujourd’hui adaptées aux exigences du ski de compétition moderne. Ces deux pistes bénéficient d’une aire d’arrivée commune, situation des plus avantageuses pour la production des images télévisées, qui nécessitera de ce fait la construction d’un seul bâtiment. Les nouvelles infrastructures de la patinoire d’Y Coor à Montana, qui subit actuellement une métamorphose complète, offriront comme lors des Championnats du monde ’87 le site idéal pour le déroulement des cérémonies protocolaires et des tirages au sort des dossards, il servira également de base pour le « Village des CM » où se retrouveront tous les fans de ski.

Dès la saison 2015/16, Crans-Montana sera l’hôte annuel d’épreuves Coupe du monde – la nouvelle « Classique » Dames. De ce fait, de nombreuses facettes de l’organisation pourront être testées et des développements innovant lancés en vue des Championnats du monde ciblés. 

Résumé de l’agenda en vue de la candidature Crans-Montana/Valais

2016 à 2018                   
Planification des infrastructures nécessaires (en particulier pour le stade d’arrivée), réalisation du dossier de candidature et présence requise lors de diverses grandes courses de ski internationales.

Dès mars 2017 à mai 2020                         
« Lobbying » auprès des instances internationales du ski et des organisateurs de courses. 

1er mai 2019                  
Remise du dossier de candidature ensemble avec Swiss-Ski à la FIS (qui l’examine et effectue diverses inspections à Crans-Montana).

Juin 2020                        
Présentation du dossier de candidature pour les Championnats du monde 2025 lors du « Council » de la FIS qui se tient dans le cadre du Congrès FIS se déroulant chaque deux ans.  C’est ce même « Council » qui ensuite élira le site des CM 2025. Aucune autre candidature éventuelle pour les CM 2025 n’est connue pour l’instant. Selon le règlement de la FIS concernant la mise sur pied de Championnats du monde, une nouvelle candidature suisse (en ce cas Crans-Montana) n’est possible que huit ans après le déroulement de ces derniers dans ce même pays.

Le challenge « Championnats du monde de ski alpin Crans-Montana/Valais » est lancé. Si toutes les instances régionales et cantonales, la Société des remontées mécaniques CMA, les instances touristiques, les hôteliers et commerçants, ainsi que la population tirent à la même corde, on pourrait bien assister à une répétition des Championnats du monde 1987 sur le Haut-Plateau dont le succès est à jamais gravé dans nos mémoires. Le retour des Championnats du monde en Valais, placés sous le signe de l'authenticité et de la simplicité, devrait susciter un véritable sentiment de « NOUS » et l’enthousiasme des jeunes pour les sports de neige. Ceci dans un environnement de montagne exceptionnel qui mérite respect et protection.